Une avarie en mer : comment j’ai réparé ma coque pour regagner le port

Réparation bateau SR 2900

Une sortie en mer peut rapidement prendre une tournure inattendue. Lors d’une navigation, j’ai heurté un ofni (objet flotant non identifié). Sur le moment, le choc ne m’a pas semblé particulièrement important, mais après vérification, j’ai découvert une voie d’eau sur la coque.

Impossible évidemment de travailler dans les conditions idéales d’un atelier ou d’obtenir une surface parfaitement sèche. Il fallait trouver une solution pour sécuriser rapidement la zone et pouvoir regagner le port.

Heureusement, j’avais à bord le système époxy SR 2900 / SD 2907, ainsi que du tissu de verre et le matériel nécessaire pour effectuer une réparation composite d’urgence.

Première étape : identifier et préparer la zone endommagée

Avant toute chose, j’ai cherché à déterminer précisément l’étendue des dégâts et à rendre la zone accessible.

La coque étant encore humide, obtenir une surface parfaitement sèche était impossible. J’ai donc commencé par essuyer soigneusement la zone avec un chiffon propre afin d’éliminer autant que possible l’eau présente en surface, comme recommandé pour l’application du système sur un support humide.

Deuxième étape : préparer le SR 2900 / SD 2907

Une fois la zone préparée, je suis passé à la résine.

Grâce à deux seringues et au ratio de mélange 2:1, j’ai pu préparer précisément ma résine, même à bord d’un bateau en mouvement.

J’ai préféré préparer plusieurs petits mélanges successifs, pour éviter que la résine ne polymérise trop vite avant que j’aie le temps de l’utiliser.

Troisième étape : Colmater la fissure

Compte tenu du dommage, je ne pouvais pas simplement déposer de la résine sur la zone. J’avais besoin de renforcer la reparation avec une stratification.

J’ai rajouté dans mon mélange une charge pour obtenir une pâte afin de l’étaler dans la fissure et de limiter les entrées d’eau.

Quatrième étape : appliquer la réparation sur la coque

J’ai donc utilisé le SR 2900 / SD 2907 avec mon tissu de verre.

Pour travailler proprement, j’ai utilisé une bâche plastique qui me servira pour imprégner le tissu et l’appliquer sur ma zone de réparation.

J’ai largement imprégné ma fibre avant de le positionner sur la partie de la coque à réparer.

C’est à ce moment-là que le SR 2900 prend tout son intérêt.

La zone était encore exposée à l’eau, mais le système est spécifiquement prévu pour polymériser sous l’eau.

Une fois la fibre positionné, je l’ai soigneusement plaqué sur la coque et j’ai lissé la surface à l’aide d’une spatule et la bache plastique m’a servit à protéger autant que possible la réparation des projections d’eau pendant l’intervention.

Une réparation réalisée dans l’urgence

Quelques heures plus tôt, je ne pensais évidemment pas devoir réaliser une réparation en pleine sortie.

Mais c’est justement dans ce genre de situation que le système époxy SR 2900 / SD 2907 montre l’intérêt d’un système époxy développé pour des conditions qui sont loin d’être idéales : humidité, immersion et nécessité d’intervenir rapidement.

Une fois la zone sécurisée, j’ai pu reprendre la navigation avec prudence et regagner le port, où le bateau pouvait ensuite être contrôlé et les réparations nécessaires poursuivies dans de meilleures conditions.

Ce que je retiens de cette expérience

Cette avarie m’a surtout rappelé qu’en mer, il est difficile de prévoir les conditions dans lesquelles une réparation devra être réalisée.

Avoir à bord une résine adaptée aux supports humides, un durcisseur, du tissu de verre, une charge et le matériel nécessaire à leur mise en œuvre peut permettre de disposer d’une solution lorsqu’une réparation d’urgence devient nécessaire.

Lorsque l’on se retrouve confronté à une avarie loin de l’atelier, c’est précisément ce que l’on attend d’une résine d’urgence.